Zermati, maigrir sans régime, LA révolution?

Jean phi-phi raconte nous une histoire…

On se retrouve pour l’article tant attendu par un grand nombre d’entre vous. Je ne vous cache pas que cela me met une petite pression! Je vais développer ici MON avis sur ce livre avec mon regard de lectrice mais également de psychologue clinicienne, parce que oui! On ne va pas parler de ligne svelte, de miracle mais bel et bien de ce rapport entre le corps et l’esprit, entre émotions et réponses alimentaires à ces dernières. On y va?!

Le livre de JP Zermati « Maigrir sans régime », qu’est-ce que c’est?

Titre accrocheur qui ne manque pas d’attirer notre attention entre les posts instagram et les rayons de notre librairie. Parle t’on ici d’effet de mode? de méthode révolutionnaire? Décryptons ensemble cette approche de la nutrition…

La méthode de « Maigrir sans régime » repose sur l’écoute de nos sensations alimentaires : manger quand on a faim et s’arrêter à satiété. On ne parle pas de régime ou de restriction mais d’un apprentissage: reconnaitre les signes de la faim (ventre qui gargouille ou autre…), sentir quand la faim a été comblée.

Autre point important de cette méthode et pas des moindres, RIEN est interdit! On peut manger de tout même des aliments gras. A bats les produits allégés et 0% ou toute alternative au sucre (édulcorant etc..), on ne remplace pas ce qu’on aimerait manger par quelque chose de plus sain ou light sous prétexte que certains aliments nous feraient grossir.

A première vue pour certaines, cette idée est hyper cool : manger ce qu’on veut quoi de plus simple? (Attention au piège, on ne part pas en freestyle les filles!) Et pour d’autres cela produira l’inverse : peur de grossir, difficulté à coopérer pour intégrer cette méthode. Ce fût mon cas.

J’ai lu, relu certains passages ,reposé le livre pendant quelques mois, repris et ainsi de suite…Pourquoi? Parce que je n’étais pas prête à faire tomber mes tabous. Des années de privation, de régimes, de produits allégés, de non écoute de mon corps… Tout remettre en question, ne plus tout contrôler, je n’ai pas pu le faire dés le début, ce n’est que des mois plus tard que j’ai appliqué la méthode avec un équilibre toujours sur le fil.

Les étapes de la méthode

Au fil de votre lecture vous vous retrouverez surement à plusieurs reprises dans ce que Zermati écrit, sensation d’ailleurs étrange! « Mec tu ne me connais pas pourtant! »

Vous commencez par observer votre alimentation durant 10 jours ou plus en remplissant un carnet de suivi où vous y écrivez: ce que vous mangez, les quantités, dans quelle condition: où et avec qui, vos sensations alimentaires : ai-je encore faim? ai-je trop mangé? étais-je stressée? détendue?

Cette phase vous permet d’analyser votre fonctionnement dans le rapport alimentation/émotions pour ensuite passer aux exercices proposés dans le livre.

JP Zermati vous propose de faire tomber vos tabous comme le chocolat et autres gourmandises qui selon vous, vous feraient grossir pour vous démontrer que ce ne sont pas ces aliments qui vous font grossir mais plutôt la quantité ingérée.

J’ai testé l’exercice du chocolat: il s’agit de remplacer son déjeuner pendant 4 jours par une tablette de chocolat de son choix et de s’arrêter quand on n’a plus faim. Le premier jour j’ai mangé la tablette entière (Ah beurk! On se calme c’était du crunch, il y a du riz dedans!), au goûter j’ai une petite faim et me dirige naturellement vers un aliment salé alors que j’ai un attrait particulier pour le sucre habituellement. Le deuxième jour j’en ai déjà marre, je veux retrouver mes légumes! WHAT?! Moi qui aime tant le chocolat! Finalement je ne trouve plus la même satisfaction gustativement parlant, je ne termine pas la tablette et m’arrête à la moitié. Troisième jour, pareil ! Quatrième jour, halleluja demain je pourrais manger un déjeuner salé!

J’ai bien suivi l’exercice à la lettre malgré la difficulté, comme demandé dans le livre, je monte sur la balance après ces 4 jours et à ma grande surprise j’ai perdu 500g en mangeant du chocolat et rien que du chocolat tous les midis! Mais alors ce n’est pas le chocolat qui me ferait grossir? Un mythe tombe! YES!

Et au quotidien comment fait-on?

Manger quand on a faim, s’arrêter quand on arrive à satiété, sur le papier c’est tellement beau! Mais au quotidien vous vous heurtez aux réflexions de votre entourage « ce n’est pas sain de manger du chocolat à la place du déjeuner » « il faut manger à heures fixes » BLA BLA BLA! C’est comme pour tout, les gens ont toujours de fabuleux conseils à vous apporter et surtout pour critiquer ce que vous faites quand ça ne rentre pas dans la « norme » établie… On pourrait d’ailleurs débattre sur la notion de norme mais je ne veux pas vous endormir!

Premièrement essayez de passer au dessus de ces réflexions, il y en aura toujours! Faites confiance à votre corps, ce p’tit là est très intelligent et sait se réguler ou vous réclamer une catégorie d’aliments.

J’ai commencé par manger ce qui me faisait envie: chocolat, pates, gnocchis et très vite ces envies me sont passées et je rêvais de légumes verts et de fruits! Mon corps a su m’indiquer ce qu’il me fallait.

Il arrive parfois qu’on mange un peu trop, c’est normal, pas de quoi s’affoler! Le lendemain vous aurez surement moins faim et sauterez le petit déjeuner ou mangerez moins. Votre corps saura réguler les excès.

Tant que vous serez à son écoute, vous aurez toutes les chances de « maigrir sans régime »

Quelques mois plus tard, on en est où?

Sur la balance pas de grande différence, un petit kg supplémentaire pour un poids qui ne bouge plus! Serait-ce mon poids de croisière?

Ma silhouette est moins « sèche » (façon de parler je n’ai jamais été sèche hein!) mais psychiquement je me sens mieux mais avec un équilibre toujours sur le fil.

Je trouve cette méthode saine MAIS, oui il y en a un…je sais je suis chiante!

Prêter attention à ses sensations alimentaires à chaque repas, être attentive vis à vis de son corps, cela entraîne tout de même un niveau de vigilance certain qui n’est pas vraiment sain à mon sens.

Quotidiennement en alerte par rapport à son corps, réfléchir : ai-je assez faim pour manger? est-ce le bon signal pour manger? Il y a tout de même la notion de contrôle, celle qu’on fuit, celle qui nous met une pression…

Alors comme chaque expérience que je fais, je préfère relativiser cette méthode en restant mesurée dans son application. Je garde en tête la gestion de mes émotions vis à vis de la nourriture, je reste attentive aux signaux de mon corps. Je ne réprime plus les messages qu’il m’envoie et mon alimentation a bien changé : je ne m’interdis rien, j’équilibre naturellement mes différents repas selon ma faim. Parfois je peux manger un peu plus sur une semaine comme à Noël, en période de « filles » où là j’ai tellement envie de sucre et j’y cède par de petites gourmandises qui sont toujours présentes chez moi. Les aliments ne vont pas disparaitre demain, je peux laisser la moitié d’une pizza et la manger le lendemain, AUCUNE autre tortue ninja ne viendra me la prendre!

Voila ma façon d’aborder la méthode de Zermati. Vous y trouverez surement votre bonheur en l’abordant de cette manière ou d’une autre du moment que vous vous appropriez les choses psychiquement. Le principal étant toujours de trouver son épanouissement personnel.

Je n’ai pas développé chaque point du livre, pour cela je vous laisse le lire, il deviendra vite votre compagnon de route!

 

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